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Soutien au développement, à la santé, à l'éducation et aux initiatives locales dans la commune de Tajaé-Nomade, Département d’Illéla, Région de Tahoua, Niger.

A la faveur de la libéralisation du commerce, les pagnes asiatiques sont entrain d’envahir  et même ont envahi les marchés en prenant une grande part du marché local parce que tout simplement ces pagnes se vendent moins chers et sont appelés WAX alors que ce ne sont pas des WAX, explique t-il. «Ces derniers temps, les femmes surtout, s’intéressent trop aux pagnes importés d’autres pays comme le Nigeria, la Chine, la Côte d’Ivoire. Et nous, nous posons la question de savoir pourquoi ces pagnes sont moins chers  sur les marchés alors que,  les produits que nous achetons en Asie sont chers. Je pense que c’est juste une question de droit de douane et surtout quant il s’agit du WAX. Le Wax est en effet une qualité de pagne qui doit normalement coûter au revendeur et même à l’acheteur», a ajouté Elh Kanta Yahaya.

Toutefois, il faut comprendre que les soit disant Wax importés ne sont pas de bonne qualité  à partir du coût, et même à partir de la taille ou de la longueur. Généralement, «le vrai Wax ne se rétrécit jamais après lavage. Il faut dire que nous vivons tout simplement dans l’ère de la libéralisation du commerce», a-t-il affirmé. Comme on peut s’y attendre, cette importation massive de pagnes dans notre pays entraîne des conséquences énormes à l’entreprise nigérienne de textile. Avec la ‘’concurrence déloyale’’, «nous sommes uniquement partenaires avec les ONG, les associations syndicales et les partis politiques, etc. Généralement, ces structures font des commandes de petites quantités qui ne nécessitent pas d’aller en Asie», a-t-il indiqué.

Face à cette situation, l’entreprise a essayé d’orienter sa politique qui consiste à travailler avec l’extérieur, notamment tous les pays de l’UEMOA, le Gabon, le Cameroun. Car, pour le directeur commercial de l’Enitex, la survie de l’usine dépend du travail qu’elle offre à l’extérieur. La part du marché local est tellement infirme que la société était contrainte de réduire la vente au niveau de ses boutiques. Et pourtant, à l’extérieur du pays, les pagnes fabriqués dans notre pays sont, selon Elh Kanta Yahaya, très appréciés. «Eux, ils ont  fait la différence après une comparaison entre les autres pagnes a-t-il ajouté.  C’est pourquoi, il appelle les uns et les autres à mieux s’intéresser aux produits locaux du pays que ce soit du domaine du textile ou d’un autre domaine. «Il faut que les Nigériens regardent un peu la réalité en face.  Nous sommes une société qui existe depuis 1969 et Dieu merci, cette usine n’a jamais fermé ses portes. Les gens doivent avoir encore confiance à cette société qui est  l’unique au Niger». Même si ce sont les cinq millions de la population qui achètent 3 pagnes Enitex par an, nous vous assurons que cela va faire prospérer l’entreprise et pourquoi pas même songer à créer une deuxième», a conclu Elh Kanta Yahaya, qui pense tout simplement que pour le développement de notre pays, le Niger, consommons nigérien.

Roumanatou Ada. Baraou
Source : Le Sahel

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