• Le Premier ministre rencontre les responsables des ONG internationales

    ongLe Premier ministre, Chef du gouvernement, SEM. Brigi Rafini, a eu une rencontre vendredi dernier, avec les responsables des organisations internationales. Il s'agissait pour le Chef du gouvernement d'échanger avec ces structures partenaires sur la situation alimentaire de notre pays, notamment les mesures envisagées par le gouvernement, dans le cadre du Programme d'urgence, en vue de juguler la crise alimentaire qui se profile à l'horizon.

    Dans une intervention qu'il a faite à l'ouverture de la rencontre, le Premier ministre, SEM. Brigi Rafini,  a indiqué que le gouvernement n'a pas voulu perdre du temps pour faire face à la situation. Aussi, a-t-il invité, les différents acteurs intervenant dans la lutte contre l'insécurité alimentaire à conjuguer leurs efforts avec ceux de l'Etat afin de parvenir à des résultats à la hauteur de la situation.

    « C'est pourquoi je lance un appel à tous ces acteurs que vous êtes. Nous avons besoin de votre contribution dès maintenant. Il ne s'agit  pas d'attendre que la situation se dégrade, il s'agit d'anticiper sur la situation qui s'annonce. C'est vrai que dans la première évaluation nous avons parlé d'un déficit de 520 000 T mais je pense que ce constat n'est pas définitif, et il pourrait évoluer dans le sens que nous ne voulions pas », a-t-il souligné.

    Le Chef du gouvernement a expliqué qu'en plus de ce programme d'urgence, le gouvernement est entrain de rendre opérationnelle l'initiative ‘'3N'' en vue d'amener les Nigériens à nourrir les Nigériens.

    « C'est une politique que nous voulons traduire dans les faits et nous commençons déjà par la relance de la production des semences de qualité, des semences améliorées pour montrer qu'avec les terres cultivables que nous avons, nous pouvons améliorer la production agricole. C'est pour dire que l'initiative ‘'3N'' est en marche pour accompagner le programme d'urgence afin de faire face à la situation alimentaire »,  a conclu le Premier ministre.

    Prenant la parole au nom du système de Nations Unies, le Représentant de l'UNICEF, M. Guido Cornale, a assuré le Premier ministre du soutien que leurs structures comptent apporter au gouvernement dans cette situation difficile. « Premièrement, je veux dire que nous partageons complètement votre inquiétude, et nous participons de façon quotidienne aux discussions sur la situation alimentaire et nutritionnelle, sur les différentes possibles et stratégies de réponse », a dit M. Guido Cornale.

    Cependant, a-t-il poursuivi, il se dégage des inquiétudes relatives aux constats faisant état d'enfants qui quittent l'école, des familles entières qui abandonnent le village, etc. Il a surtout salué l'approche qui a été privilégiée par le gouvernement pour anticiper sur la crise.

    « Dans le plan que vous venez de présenter, il y a un effort de prévention, et d'anticipation pour mettre en place des programmes préventifs pour juguler la crise de façon précoce et limiter les efforts à mener quand la situation s'est déjà détériorée. Je trouve que c'est une bonne approche et je pense qu'avec  toute la communauté internationale et certainement toutes les agences des Nations Unies, à travers leurs programmes réguliers et des ressources d'urgence que nous pouvons mobiliser, nous allons nous inscrire dans ces types de réponse en deux temps. Je pense qu'on ne peut pas se passer de l'aide humanitaire, mais on doit tout faire pour réduire la nécessité de l'aide humanitaire d'urgence en faveur de ces actions qui viennent d'être décrites par le ministre de l'Elevage et celui du commerce », a-t-il souligné.

    Il a ensuite rappelé que toutes les organisations des Nations Unies sont engagées, à côté des services techniques du gouvernement, pour répondre aux demandes d'intervention. D'ores et déjà, a-t-il dit, il y a des efforts en cours, notamment en ce qui concerne le plan de soutien aux efforts du gouvernement, c'est-à-dire le plan de soutien 2011-2012 qui couvre les trois derniers mois de l'année, l'UNICEF, le PAM et la FAO, ont reçu une contribution de 6 millions de dollars et il y a, dans le pipeline des négociations, 9 millions de dollars venant du fonds central des réponses humanitaires géré par les Nations Unies.

    S'ajoute également l'élaboration de l'appel global humanitaire, processus qui, a-t-il précisé, a commencé au mois de septembre 2011 sous la conduite du directeur de cabinet de la Primature et qui a continué sous la coordination de OCHA. Un appel qui, a-t-il indiqué, sera examiné en début décembre par le Secrétaire général des Nations Unies, et qui porte sur un montant de 228  millions de dollars pour le Niger, dont 48% dans le domaine de la sécurité alimentaire.

    Source : Le Sahel

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