• Conte "Le Moula-Moula"

    Nous avons un ami, Nicolas, saharien dans l'âme et le coeur, qui a créer une association à Parcieux dans l'Ain nommée "La Compagnie des déserts"

    Photo issue de l'album photos "Caravan" du blog de la Cie des Déserts

     

    [...]  La Compagnie des Déserts veut promouvoir et favoriser tout ce qui touche au domaine culturel des sociétés des déserts.

    Les sociétés touarègues sont les premières que nous avons rencontré. Nous mobilisons notre énergie vers la musique, l'artisanat, la peinture, le travail du bois, de l'argile et du cuir, les contes et les légendes, les fêtes traditionnelles, les festivals.

    Les oeuvres d'art que nous vous présentons, sont certes traditionnelles, mais aussi modernes. Elles préservent le passé et inventent l'avenir.

    L'association vous propose des activités et de nombreux rendez-vous en France et dans le Sahara : expositions de peintures et d'artisanat, concert de troupes musicales, ou rendez-vous autour d'un thé pour le plaisir de se rencontrer. [...]

    Cet ami au cours de ces périples sahariens et africains en général, a glané des tas de contes, des histoires plus belles les unes que les autres.

    Grâce à lui, je vous offre à écouter, à rêver ....

    ....... LE MOULA MOULA

    Depuis leur départ en caravane avec son père un jeune garçon avait remarqué qu’un oiseau noir et blanc était toujours à leurs cotés lorsqu’ils s’arrêtaient que ce soit pour refaire des provisions d’eau à un puits ou alors en fin de journée lorsque la caravane s’installait pour la nuit.
    Pourquoi cet oiseau nous suit demanda t il à son père ? ? ? ?
    Cet oiseau est l’oiseau des voyageurs on l’appelle chez nous le MOULA MOULA et gardes toi bien de t’amuser à en tirer un avec ton lance pierre sinon tu auras à faire à moi.

    Un petit conte pour les mamis qui cet été gardent pendant quelques jours leurs petits enfants....à raconter le soir et ils feront de beaux rêves....et en plus vous demanderons de leur raconter très souvent...vous pouvez ussi l'adapter à votre imagination

LE MOULA MOULA.....


Depuis leur départ en caravane avec son père un jeune garçon avait  remarqué qu’un oiseau noir et blanc était toujours à leurs cotés  lorsqu’ils s’arrêtaient que ce soit pour refaire des provisions d’eau à un puits ou alors en fin de journée lorsque la caravane s’installait pour la nuit. 
Pourquoi cet oiseau nous suit demanda t il à son père ? ? ? ?
Cet oiseau est l’oiseau des voyageurs on l’appelle chez nous le MOULA MOULA  et gardes toi bien de t’amuser à en tirer un avec ton lance pierre sinon tu auras à faire à moi.
Écoutes cette petite histoire qui va bien te faire rire et ensuite emmènes les chameaux au pâturage. 

De nombreuses années avant que tu naisses il y avait à Tamanrasset une école qui accueillait les enfants de la ville  et aussi les jeunes garçons de tous les campements du Hoggar.
 
Chaque mois l’instituteur prenait sa vieille Land Rover et partait faire la tournée des campements touaregs pour récupérer les enfants qui suivraient ses cours à l’école de la ville, tout en étant pensionnaires chez un proche de la famille nomade.

Un chef de tribu de l’un des campements refusait chaque fois et avec force de confier son fils à l’instituteur. Il affirmait que l’école était un lieu ou l’on mettrait dans la tête de son fils des choses inutiles  et que la vie au milieu de sa tribu était beaucoup plus utile que l’école.

L’obstination de ce chef de tribu fit rapidement le tour de tous les campements du Hoggar et de nombreuses discussions contradictoires alimentèrent les soirées pour encourager le chef de la tribu d’envoyer son fils à l’école de la ville.
 
Il se passa plusieurs semaines pour qu’un jour tombe la décision tant attendue par tous. Le chef récalcitrant acceptait enfin que son fils se rende à l’école.
Rapidement on le fit savoir à l’instituteur qui, satisfait de cette nouvelle, rejoignit bien vite avec son véhicule le campement pour ramener le jeune garçon à l’école.
L’instituteur passa la nuit au milieu de la tribu et le lendemain au petit matin il reprit la piste qui allait les conduire à la ville que le jeune enfant n’avait jamais vu.

 

En cours de route l’instituteur rassura le petit garçon bien inquiet de quitter sa montagne, sa famille et sa liberté pour se retrouver à l’école que son père n’aimait vraiment pas.

« Demain matin tu vas retrouver beaucoup de tes amis des autres campements et puis demain ce sera une journée bien agréable pour ton premier jour d’école puisque c’est le cours de dessin »
Arrivé en ville l’instituteur déposa le jeune garçon chez un oncle de la famille en lui donnant rendez vous le lendemain matin dans la salle de classe.

  

Le lendemain matin comme prévu le jeune garçon entra dans la classe et alla s’installer devant son petit bureau en attendant l’
arrivée de l’instituteur
 
L’instituteur entra dans la classe, chaque enfant avait devant lui une petite ardoise et quelques craies de couleur. C’était, comme il l’avait annoncé au petit touareg, le cours de dessin …

« Aujourd’Hui, vous allez tous me dessinez un Moula Moula. Je vais vous laissez seuls un quart d’heure et lorsque je reviendrais nous verrons qui de vous aura dessiné le plus beau Moula Moula.

 

Lorsque l’instituteur fut parti tous les enfants de la classe se mirent à dessiner l’oiseau demandé. Le petit touareg riait intérieurement et se disait «  …vous allez voir ce que je vais vous dessiner, car chez moi dans la montagne on peut voir les plus beaux moula moula et lorsque l’instituteur reviendra il sera émerveillé par mon dessin.

Lorsque l’instituteur revint, tous les enfants attendaient en silence les deux mains posées sur la petite ardoise, et  chacun avait certainement dessiné le plus beau moula moula et attendait le verdict du maître.
« Mes enfants, je vois que vous avez tous terminé votre dessin…je vais compter 1,2,3…frapper dans les mains et vous lèverez tous en même temps votre ardoise »

L’instituteur compta 1…2…3 et frappa dans ses mains et ensemble tous les enfants de la classe levèrent bien haut leurs ardoises avec sur chacune le dessin d’un moula moula…
La classe était devenue une véritable volière, il y avait des moula moula de toutes les tailles, de toutes les couleurs, il ne manquait que leurs cui-cui pour pouvoir se croire sous un acacias ou un tamaris.

Mais…..quelle ne fut pas la surprise de l’instituteur de voir au premier rang le petit nomade arrivé ce matin, la tête baissée et les deux mains posées sur son ardoise.
Eh bien, Ibrahim, qu’est ce qu’il t’arrive ? Regardes tous tes petits camarades et leurs ardoises avec les moula moula, ou est ton oiseau ?
Le petit Ibrahim leva les yeux vers son instituteur et lui dit d’une petite voix : « Monsieur l’instituteur, ne me grondez pas, je suis certain d’avoir dessiner le plus beau des moula moula. Vous avez comptez 1, puis 2 et 3 et quand vous avez frappé dans vos mains, mon moula moula s’est envolé


    Écoutes cette petite histoire qui va bien te faire rire et ensuite emmènes les chameaux au pâturage.

    De nombreuses années avant que tu naisses il y avait à Tamanrasset une école qui accueillait les enfants de la ville et aussi les jeunes garçons de tous les campements du Hoggar.

    Chaque mois l’instituteur prenait sa vieille Land Rover et partait faire la tournée des campements touaregs pour récupérer les enfants qui suivraient ses cours à l’école de la ville, tout en étant pensionnaires chez un proche de la famille nomade.

    Un chef de tribu de l’un des campements refusait chaque fois et avec force de confier son fils à l’instituteur. Il affirmait que l’école était un lieu ou l’on mettrait dans la tête de son fils des choses inutiles et que la vie au milieu de sa tribu était beaucoup plus utile que l’école.

    L’obstination de ce chef de tribu fit rapidement le tour de tous les campements du Hoggar et de nombreuses discussions contradictoires alimentèrent les soirées pour encourager le chef de la tribu d’envoyer son fils à l’école de la ville.

    Il se passa plusieurs semaines pour qu’un jour tombe la décision tant attendue par tous. Le chef récalcitrant acceptait enfin que son fils se rende à l’école.
    Rapidement on le fit savoir à l’instituteur qui, satisfait de cette nouvelle, rejoignit bien vite avec son véhicule le campement pour ramener le jeune garçon à l’école.
    L’instituteur passa la nuit au milieu de la tribu et le lendemain au petit matin il reprit la piste qui allait les conduire à la ville que le jeune enfant n’avait jamais vu.

    En cours de route l’instituteur rassura le petit garçon bien inquiet de quitter sa montagne, sa famille et sa liberté pour se retrouver à l’école que son père n’aimait vraiment pas.

    « Demain matin tu vas retrouver beaucoup de tes amis des autres campements et puis demain ce sera une journée bien agréable pour ton premier jour d’école puisque c’est le cours de dessin »
    Arrivé en ville l’instituteur déposa le jeune garçon chez un oncle de la famille en lui donnant rendez vous le lendemain matin dans la salle de classe.

    Le lendemain matin comme prévu le jeune garçon entra dans la classe et alla s’installer devant son petit bureau en attendant l’
    arrivée de l’instituteur
    L’instituteur entra dans la classe, chaque enfant avait devant lui une petite ardoise et quelques craies de couleur. C’était, comme il l’avait annoncé au petit touareg, le cours de dessin …
    « Aujourd’hui, vous allez tous me dessinez un Moula Moula. Je vais vous laissez seuls un quart d’heure et lorsque je reviendrais nous verrons qui de vous aura dessiné le plus beau Moula Moula.
    Lorsque l’instituteur fut parti tous les enfants de la classe se mirent à dessiner l’oiseau demandé. Le petit touareg riait intérieurement et se disait « …vous allez voir ce que je vais vous dessiner, car chez moi dans la montagne on peut voir les plus beaux moula moula et lorsque l’instituteur reviendra il sera émerveillé par mon dessin.
    Lorsque l’instituteur revint, tous les enfants attendaient en silence les deux mains posées sur la petite ardoise, et chacun avait certainement dessiné le plus beau moula moula et attendait le verdict du maître.
    « Mes enfants, je vois que vous avez tous terminé votre dessin…je vais compter 1,2,3…frapper dans les mains et vous lèverez tous en même temps votre ardoise »

    L’instituteur compta 1…2…3 et frappa dans ses mains et ensemble tous les enfants de la classe levèrent bien haut leurs ardoises avec sur chacune le dessin d’un moula moula…
    La classe était devenue une véritable volière, il y avait des moula moula de toutes les tailles, de toutes les couleurs, il ne manquait que leurs cui-cui pour pouvoir se croire sous un acacias ou un tamaris.

    Mais…..quelle ne fut pas la surprise de l’instituteur de voir au premier rang le petit nomade arrivé ce matin, la tête baissée et les deux mains posées sur son ardoise.
    Eh bien, Ibrahim, qu’est ce qu’il t’arrive ? Regardes tous tes petits camarades et leurs ardoises avec les moula moula, ou est ton oiseau ?
    Le petit Ibrahim leva les yeux vers son instituteur et lui dit d’une petite voix : « Monsieur l’instituteur, ne me grondez pas, je suis certain d’avoir dessiner le plus beau des moula moula. Vous avez comptez 1, puis 2 et 3 et quand vous avez frappé dans vos mains, mon moula moula s’est envolé.

    ***

    Nous remercions Nicolas pour nous donner l'autorisation de publier ces contes sur notre blog...

    La culture orale africaine est faite pour être transmise, afin que chacun se l'approprie et en tire les leçons qui en découlent c'est ce qui en fait sa richesse : transformons nous donc en passeur de contes ..

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