• A la Présidence de la Republique du Niger

    Le Président du Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie, Chef de l’Etat, Chef d'Escadron Djibo Salou, rencontre le Corps diplomatique

     

     

    « Dans cette phase délicate de l'histoire de notre pays, nous savons pouvoir compter sur les pays amis et les institutions partenaires que vous représentez pour nous accompagner et nous apporter les soutiens dont nous avons besoin », déclare le Chef de l’Etat

    « Monsieur le doyen du Corps diplomatique ;
    Mesdames et Messieurs les chefs des missions diplomatiques et consulaires ;
    Mesdames et Messieurs les représentants des organisations internationales et régionales.

    Le 18 février 2010, les Forces de Défense et de Sécurité ont dû intervenir une fois encore sur notre scène politique nationale sous la pression d'une crise institutionnelle porteuse de graves périls pour notre pays. Témoins de l'évolution de cette situation devenue chaotique, en raison de l'absence de compromis et de consensus au sein de la classe politique nigérienne pour retrouver une vie démocratique normale et apaisée, dans le respect des textes fondamentaux de la République, je suis persuadé que vous comprenez aisément cette intervention de l'armée, devenue une fois de plus nécessaire pour éviter au Niger de graves dérives et des lendemains incertains.

    Monsieur le doyen,
    Mesdames et Messieurs les chefs de missions diplomatiques et représentants des organisations internationales,


    L'armée nigérienne, vous le savez, a suffisamment donné la preuve de son loyalisme envers les Institutions Républicaines et à l'endroit des personnalités qui les animent dès lors qu'elles sont légalement investies. C'est pour cette raison qu'aux premières heures de cette crise institutionnelle, l'armée a réaffirmé sa neutralité, se fondant sur la responsabilité première des hommes politiques dans la recherche de mécanismes politiques et juridiques appropriés pour trouver la solution la plus convenable, qui préserverait l'intérêt du pays et le cadre démocratique, auxquels les nigériens sont fermement attachés. La situation ainsi créée a engendré de fortes contestations dans certains milieux politiques et de la société civile, installant le pays dans une impasse fatale pour la stabilité politique, la cohésion sociale et les légitimes attentes de notre peuple dans sa lutte contre la pauvreté. Devions-nous, face à cette dérive, laisser le pays aller à sa perte ? Certainement pas ! Le devoir nous commandait plutôt de mettre fin au processus qui était en cours, après l'échec des multiples missions de médiation de bonnes volontés, tant nationales qu'internationales.
    Aujourd'hui, nous voulons regarder vers l'avenir, aller de l'avant, remettre le Niger en ordre de marche, sur des bases solides et démocratiquement convenues. Dans cette optique et pour mieux répondre aux attentes légitimes de nos concitoyens, l'ensemble des Forces de Défense et de Sécurité, les membres du gouvernement, les autorités administratives et coutumières, conformément aux ordonnances y relatives, sont tenus de garder tout au long du processus de transition la neutralité nécessaire à l'efficacité des actions envisagées. Je souligne à cet effet, qu'aucun des animateurs de la transition ne pourra se présenter aux futures échéances électorales.

    Mesdames et Messieurs,
    Le Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie et le gouvernement entendent s'activer sur les objectifs essentiels qui sont : la restauration de la démocratie et de l'Etat de droit, par le respect scrupuleux des droits humains et des libertés fondamentales et la mise en place d'un ordre constitutionnel dans un délai raisonnable qui sera proposé par le Conseil Consultatif, l'assainissement de la situation politique et économique qui se manifestera notamment par la lutte contre l'impunité, la corruption et les trafics d'influence, sur la base des principes de justice et d'équité, et la réconciliation des nigériens et leur remise au travail à tous les échelons de la nation. Le Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie s'est engagé à oeuvrer à l'atteinte de ces objectifs et en son nom, j'en fais devant vous le serment solennel.

    Excellences mesdames et Messieurs !

    Dès l'avènement du Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie, nous avons solennellement proclamé notre attachement aux idéaux de l'Union Africaine et de l'Organisation des Nations Unies. Nous avons également réaffirmé le respect des engagements internationaux régulièrement souscrits par notre pays. C'est dire que, dans la mise en oeuvre de notre politique extérieure et de coopération, nous attachons le plus grand prix notamment : aux valeurs du maintien de la paix, du bon voisinage, et de la sécurité collective ; au respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; à la promotion d'une politique d'entente et de coopération mutuellement avantageuse ; à la promotion de l'intégration africaine, régionale et sous régionale.
    Dans ce cadre, nous rechercherons les voies et moyens les plus appropriés pour renforcer davantage nos relations de coopération avec tous les partenaires en vue de trouver les appuis nécessaires à nos programmes de développement économique et de lutte contre la pauvreté. De façon spécifique, et comme vous le savez, l'évaluation de la situation alimentaire à l'issue de la précédente campagne agricole nous préoccupe et nous commande des actions d'urgence. Je me réjouis des heureuses annonces faites par vos gouvernements et institutions respectifs, à l'occasion de la réunion de la Commission Mixte de Concertation Etat-Donateurs, qui s'est tenue le 10 mars 2010. En effet, en acceptant d'apporter un soutien international massif à mon pays, pour lui permettre de faire face à la situation d'insécurité alimentaire qu'il traverse, les Etats et les Organisations que vous représentez contribuent de manière significative, à une bonne prise en main de la présente situation alimentaire. Dans cette phase délicate de l'histoire de notre pays, nous savons pouvoir compter sur les pays amis et les institutions partenaires que vous représentez pour nous accompagner et nous apporter les soutiens dont nous avons besoin.


    Je vous remercie de votre attention ! »

    Source : Présidence de la République du Niger

    Partager via Gmail

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :